sexisme

L'écriture inclusive au bac ?

Par droitsdeslyceens | Le 06/12/2017 | Dans Autres combats

Depuis novembre 2016, le Haut Conseil à l'Égalité entre les femmes et les hommes (HCE) recommande l'usage de l'écriture inclusive dans son Guide pour lutter contre les stéréotypes de genre.

 

Pourquoi ?

Avant le XVIIe siècle, il convenait d'utiliser la règle de proximité pour les accords qui suivaient un groupe nominal comportant les deux genres.

Exemple : Il était alors correct d'écrire "Les lycéens et les lycéennes sont belles." aussi bien que "Les lycéennes et les lycéens sont beaux.".

Les noms de métiers étaient également féminisés ("un auteur, une autrice", par exemple).

 

C'est alors au XVIIe siècle que certains grammariens décident d'instaurer la fameuse règle qui exige que "le masculin l'emporte sur le féminin", considérant que "le genre masculin est plus noble que le genre féminin".

 

L'écriture inclusive

Depuis une vingtaine d'années, certaines et certains recommandent l'usage de "l'écriture inclusive" afin de lutter contre les stéréotypes de genre (du style : "pompière ça n'existe pas, c'est pas fait pour toi, il vaudrait mieux que tu sois infirmière"). En 2016, le HCE en recommande l'usage et le personnel politique se divise : d'un côté, le Ministre de l'Éducation, M. Blanquer, l'interdit, et de l'autre Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que bien d'autres ministères l'utilisent.

 

Selon une étude Harris Interactive pour Mots-Clés, une agence de communication spécialisée sur l'écriture inclusive, 75 % de la population française serait favorable à cette manière d'écrire. "La langue française est farouchement phallocentrique" selon le fondateur de Mots-Clés, Raphaël Haddad.

 

Dès lors, certaines lycéennes et certains lycéens décident de l'employer, en classe comme en dehors. Mais en ont-ils le droit ? Que disent les textes légaux à ce propos ?

 

 

Peut-on l'utiliser en classe ? Au baccalauréat ?